DIRECTIONS ARTISTIQUES

L’Atelier de Genève
fondateur et directeur artistique

En automne 1962, alors qu’il vient de fêter ses 20 ans, François Rochaix est appelé par Jacques Rufer, le directeur de la nouvelle Maison des jeunes qui va s’ouvrir à Genève, pour y animer les activités théâtrales. Il fonde, avec Marcel Robert, la compagnie de l’Atelier Don Sapristi, qui devient, en 1965, le Théâtre de l’Atelier. Il en est le directeur artistique, jouant et mettant en scène des pièces contemporaines qui traitent avec ludisme de questions sociales et politiques. Parmi ses productions, on relève En attendant Godot de Becket et Grand’peur et misère du IIIe Reich, dans le cadre d’un Festival Brecht, qui met la jeune compagnie en contact avec l’illustre Berliner Ensemble. Rochaix invite des metteurs en scène comme Philippe Mentha, Jorge Lavelli ou Vaclav Hudecek. Il crée en français Le Chant du fantoche lusitanien de Peter Weiss (1968) et Le Soleil foulé par les chevaux de Jorge Enrique Adoum (1970). Il produit Liguarel et Le Bunker de Michel Viala. Le théâtre, qui a pris le nom d’Atelier de Genève, s’associe au Théâtre de Carouge en 1972, pour l’inauguration de la nouvelle salle. Rochaix y monte Baal de Brecht (1972), Le Bourgeois Schippel de Sternheim (1974) et Sauvages de Christopher Hampton (1975).


Le Théâtre de Carouge – Atelier de Genève
directeur général

Succédant à Guillaume Chenevière, Rochaix en assure la direction générale de 1975 à 1981. Il y pratique un théâtre engagé qui ne plait pas à tout le monde, mais marque la vie théâtrale genevoise. Il y monte Mère Courage et ses enfants et La résistible ascension d’Arturo Ui de Brecht, Richard II et Henry IV de Shakespeare, Le Merle siffleur d’Arthur London, ainsi que son premier opéra, en coproduction avec le Grand Théâtre de Genève, Le Tour d’écrou de Benjamin Britten. Il y invite Manfred Karge et Matthias Langhoff pour un mémorable Prométhée enchaîné. C’est sous sa direction que Michel Soutter, Hervé Loichemol et Michel Kullmann font leurs premières mises en scène et que la Volksbühne de Benno Besson vient jouer La Bataille de Heiner Müller.


Den Nationale Scene (Bergen, Norvège)
directeur associé

Tom Remlov, le directeur général de la Scène nationale de Bergen, le plus ancien théâtre norvégien, engage Rochaix comme directeur associé (medarbeidende instruktør) de 1986 à 1991. Rochaix y monte des lectures-spectacles d’auteurs contemporains (Vinaver, Strauss et Bond), Le Bourgeois Schippel de Sternheim, Le Jeu de la vie de Hamsun, L’Orage d’Ostrovski, Ulysse d’Ithaque de Holberg, une adaptation de Pan de Hamsun et une coproduction internationale de L’Orestie d’Eschyle en norvégien et en français. Il fait partie d’un groupe de travail qui comprend aussi les metteurs en scène Stein Winge, Jeremy Spencer et Stuart Burge.


La Fête des Vignerons de Vevey
concepteur et directeur artistique

De 1992 à 1999, engagé par la Confrérie des Vignerons, Rochaix remplit successivement trois mandats pour concevoir, écrire (avec le poète François Debluë) et mettre en scène la dernière Fête des Vignerons du millénaire.


American Repertory Theatre
directeur associé

Dès 1994, Rochaix travaille à l’American Repertory Theatre, l’un des théâtre régionaux les plus importants des États-Unis. Son fondateur et directeur, Robert Brustein, le nomme directeur associé. Rochaix y monte L’Orestie d’Eschyle (adaptation : Robert Auletta), Le Tartuffe de Molière (adaptation : Robert Auletta), Le Canard sauvage d’Ibsen (adaptation : Robert Brustein), Les Bacchantes d’Euripide (adaptation : Paul Schmidt) et Antigone de Sophocle (adaptation : Robert Fagles). Il quitte cette fonction à la fin de la saison 2000-2001.


Institute for Advanced Theatre Training at Harvard University
directeur

De 1995 à 2001, Rochaix dirige The Institute for Advanced Theatre Training at Harvard University tout en étant directeur associé de l’American Repertory Theatre. Il instaure une collaboration étroite avec l’École du Théâtre d’Art et l’Université de Moscou. Il y enseigne notamment l’interprétation du théâtre grec antique, de Molière, de Goldoni et de Brecht . Il monte avec les étudiants Par-dessus bord et La Demande d’emploi de Michel Vinaver (deux créations américaines), La Folie d’Héraclès et Les Phéniciennes d’Euripide, Mistero buffo de Dario Fo, La Trilogie de la villégiature de Goldoni et Cher Molière, un montage de textes de Molière et de Boulgakov.


Le Théâtre de Carouge – Atelier de Genève
directeur général

Dès juillet 2002, il préside à nouveau aux destinées du Théâtre de Carouge. Le travail est rude, car, à son arrivée, le théâtre est sur le point de fermer ses portes. Il y monte successivement Antoine et Cléopâtre de Shakespeare (2002), Copenhague de Michael Frayn (2003-05), Les Qui Pro Quo de Rodolphe Töpffer (2004), Les Physiciens de Friedrich Dürrenmatt, Mort accidentelle d’un anarchiste de Dario Fo, Oleanna de David Mamet en 2005, Les Travaux et les Jours de Michel Vinaver, et Aldjia, la femme divisée de Jacques Probst en 2006, État de piège de Dominique Caillat et Œdipe à Colone de Sophocle en 2007, Molière ou la cabale des dévots de Boulgakov et Une étrange soirée de lui-même. Il confie des mises en scènes à Roman Kozak, Yussif Raichelgauz, Dominique Pitoiset, Manfred Karge, Michel Kullmann, Hervé Loichemol, Jean Liermier (son successeur en 2008), Richard Vachoux, Lorenzo Malaguerra, Geneviève Pasquier, Nicolas Rossier, Patrick Mohr et Denis Maillefer. Sa dernière saison coïncide avec le 50e anniversaire du Théâtre. Dans ce cadre, il publie une volumineuse et riche histoire du
« Carouge », l’œuvre de son dramaturge Joël Aguet.



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